Le problème
Dans les régions froides, le sol gèle profondément pendant l’hiver. Au dégel, il dégèle du haut vers le bas : les couches supérieures se gorgent d’eau alors que le sol en dessous est encore gelé et que l’eau ne peut pas s’évacuer. Tant que le gel n’a pas disparu et que les couches ne sont pas drainées, la chaussée est à son plus faible et les essieux lourds causent beaucoup plus de dommages que d’habitude.
Beaucoup d’administrations restreignent donc les charges lourdes sur les routes vulnérables au printemps. Les dates de début et de fin sont souvent fixées d’avance ou selon l’expérience. Lever trop tôt endommage la route; lever trop tard retarde le transport local, l’agriculture et la construction.
Quoi mesurer
- La température en profondeur avec une chaîne de capteurs, pour suivre les fronts de gel et de dégel dans la chaussée et l’infrastructure.
- La déformation de la chaussée sous les camions, pour voir la structure s’affaiblir puis se raffermir.
- La température de l’air et de la surface, pour relier le dégel à la météo.
- En option, des capteurs de teneur en eau du sol en RS-485.
L’installation du MT-16
Un MT-16 en bord de route accueille la chaîne de température, quelques sondes de déformation dans la trace de roue et un capteur météo. Les températures sont enregistrées selon un horaire; les passages de camions sont saisis comme événements. Chaque matin, les données arrivent par le réseau cellulaire : on suit le dégel depuis le bureau pendant toute la période de restriction.
Ce que vous obtenez
- Une vue quotidienne de la profondeur du gel et de l’avancement du dégel sur chaque site.
- Des données pour justifier le début et la fin des restrictions, site par site.
- Un historique qui s’enrichit d’année en année et aide à calibrer les modèles de dégel de votre réseau.